Dois-je acheter maintenant ou attendre en comptant sur une nouvelle baisse des taux d’intérêt ?
Le point avec Béatrice Nonin, Responsable de l’Animation Commerciale Crédit Immobilier pour la Banque de Détail France chez BNP Paribas.
“The average mortgage rate was 5.20% in October 2008, and is 3.60% today. This 1.6% fall is due to the global financial crisis, and more precisely to the moves made by the European Central Bank (ECB) to support the economy and encourage the recovery. In order to provide this stimulus, the bank reduced its key interest rate - the one that dictates all other interest rates - with the aim of reviving private and entrepreneurial investment”.
« Nous abordons aujourd’hui un pallier, une période de stagnation : les taux devraient rester extrêmement bas encore quelques temps, avant de remonter, probablement à l’été 2010.
Cela sera toutefois progressif, car la BCE restera vigilante, pour que la croissance ne soit pas freinée. »
« Il faut observer plus particulièrement 3 indicateurs :
Si ces 3 éléments se trouvent réunis simultanément, les taux remonteront.
Pour autant, ce n’est pas une raison pour interrompre un projet d’achat immobilier, qui s’inscrit dans un projet familial et patrimonial. Le bon moment pour acheter une résidence principale est lorsque cet achat correspond à un projet de vie. D’autant plus que les taux sont historiquement bas et ne remonteront que progressivement.
De plus, les aides à l’acquisition sont très attractives, avec le prêt à taux zéro doublé jusque fin juin et bonifié ensuite.
Même dans le cadre d’un investissement locatif, les taux bas et les avantages d’un dispositif tel que le Scellier incitent à investir maintenant. »
« Il faut panacher les 2 !
Associer un taux fixe pour la sécurité à un taux variable particulièrement bas constitue une stratégie idéale.
Les taux révisables font parfois peur mais aujourd’hui, ils sont très bas et leur remontée sera lente. En optant pour un taux variable capé 1 (qui ne pourra pas augmenter de plus d’1 point), on peut actuellement obtenir un taux de 2,80 % sur 15 ans, qui ne pourra pas monter au delà de 3,80.
Associé à un taux fixe à 3,60, on obtient au final un financement moins cher, pour alléger ses mensualités ou rembourser plus vite le capital, en vue d’une revente dans quelques années. »
« La meilleure stratégie est celle qui est bonne pour l’emprunteur !
Si la baisse des taux permet à un acquéreur au budget limité de concrétiser son rêve d’accession à la propriété, il faut qu’il profite de la baisse des taux pour réduire le montant de ses échéances. Un acheteur plus âgé, lui, réduira peut-être la durée de remboursement. Un jeune ménage ayant une certaine stabilité financière envisagera une pièce de plus pour un futur enfant… »
« Cette fois il faut adapter la durée du crédit à l’avantage fiscal, lorsque le but principal est de réduire son impôt.
Si l’on envisage un investissement pour loger ensuite un enfant, l’approche est différente. On peut aller au-delà de la durée de l’avantage fiscal.
Enfin, si l’objectif est de construire un patrimoine locatif pour disposer de revenus complémentaires lors de la retraite, il est possible d’emprunter sur une plus longue durée. »